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Cohésion urbaine : les élus communautaires et métropolitains appelés à s'engager

Jean-Luc Rigaut est intervenu, aux côtés de Jean-Louis Borloo et de Jean-Luc Moudenc, en clôture des journées de France urbaine, pour officialiser le « pacte pour une nouvelle politique de cohésion urbaine » et affirmer la volonté de l’AdCF de proposer à ses communautés et métropoles adhérentes les plus concernées d’apporter leur signature à ce document.

Un pacte, pour quelles raisons ? 

Issu de deux mois de travail avec Jean-Louis Borloo et enrichi des échanges et interventions des représentants des intercommunalités présents à l’atelier du mercredi 21 mars dernier à Paris, le document officiellement présenté le 6 avril, n’est pas un manifeste de plus consacré à la politique de la ville ou aux quartiers populaires.
L’objectif est avant tout de clarifier les domaines sur lesquels l’engagement des communautés et métropoles est attendu prioritairement, en tant qu’autorités organisatrices des mobilités, des politiques de l’habitat, de développement économique, de l’emploi et de l’orientation. Et, parallèlement, appeler l’Etat à investir fortement les services publics fondamentaux que sont l’éducation, la santé, la sécurité et la justice.

Un pacte, pour affirmer son engagement

Jean-Luc Rigaut a répété à plusieurs reprises que l’intérêt premier de ce document est qu’il soit signé et porté par les présidentes et présidents des communautés et métropoles : « nous voulons engager nos intercommunalités avec pragmatisme, conviction et réalisme », « que chacun s’engage avec nous, en le signant, en lui donnant de la force ». Car « les intercommunalités incarnent l’alliance des territoires, ces nouveaux équilibres territoriaux à renforcer ».

Pour répondre à celles et ceux qui doutent encore de l’engagement actuel des communautés ou de leur capacité à faire plus, Jean-Luc Rigaut, tout en admettant que toutes les intercommunalités n’ont pas encore « pris à bras le corps » le sujet, « nous arriverons à tenir nos engagements », avec l’Etat, car « c’est avec cet assemblage que nous gagnerons en matière de cohésion ».
Dans cet esprit, et celui de la conférence nationale des territoires portée par le Gouvernement, « nous voulons contractualiser aussi sur les sujets de cohésion urbaine ». Jean-Luc Rigaut a conclu son intervention en disant : « nous avons des quartiers et des territoires dans lesquels nous avons une haute intensité de difficultés, il y faut une action publique de haute intensité ».


Un pacte, comme base de dialogue avec l’Etat


L’intervention de Jean-Louis Borloo a permis de conclure une séquence de travail intense et présage du rapport que l’ancien ministre remettra au président de la République.
« Il n’est plus temps de faire des constats, tout le monde les connaît », « il faut un big bang institutionnel », expliquer « qui fait quoi, qui prend les engagements, qui est financeur, qui est opérateur. »

Jean-Louis Borloo a alors décliné les cinq grands chantiers sur lesquels il attend l’action des intercommunalités :
•    « La qualité urbaine : que la France se dote d’un grand outil national, protégé, une sorte de fondation qui bénéficierait des premières années de l’ANRU et d’autres actifs du monde du logement et qui serait à disposition des agglomérations et métropoles »
•    « Les mobilités, physiques, intellectuelles : il faut prendre à bras le corps les déplacements, plus encore que maintenant, sous l’autorité des agglomérations »
•    « La mobilité professionnelle et la lutte contre l’illettrisme et l’illectronisme, ce plan est décisif, c’est le premier obstacle à la mobilité professionnelle, cela pourrait correspondre à un investissement de 600 millions euros par an issus des crédits de la formation »
•    « Le numérique et la France digitale »
•    « Les modes de garde et crèches, avec l’intervention des CAF et départements ».

Dans le même temps, et en écho aux propos de Jean-Luc Rigaut, « que l’Etat se concentre sur sa mission essentielle : sécurité partout, justice, santé ».
L’ancien ministre a profité de l’occasion pour rappeler son incompréhension face à l’architecture proposée par la réforme de l’apprentissage et partagé ses inquiétudes sur la place des femmes et des « mamans » dans l’espace public.

En conclusion, « il faut totalement changer la méthode », « il faut évidemment qu’il y ait une dizaine programmes organisés, pilotés au niveau local par les agglomérations ».
« Si on ne fait rien maintenant, il sera trop tard » mais « c’est totalement redressable, extrêmement rapidement mais pour cela, que chacun s’engage et rende des comptes ». Voilà pourquoi « commencer ce travail avec vous, France urbaine et AdCF me paraissait une excellente idée ».

Des propos complétés par l’intervention de Francis Chouat, président de Grand Paris Grand Sud : « c’est à nous, métropoles, communautés urbaines, communautés d’agglomération, communautés de communes, de prendre le stylo, de prendre la responsabilité de la cohésion urbaine, territoriale », « nous sommes les chefs de file de cette nouvelle politique ».
Il ne reste plus qu’à signer et faire vivre ce pacte de Dijon.
 

Président-e-s de communautés et métropoles, pour signer le Pacte : https://www.pacte-cohesion-urbaine.fr/


En savoir plus sur l'appel à signature du Pacte


Retrouvez ci-après le pacte de Dijon, pour la nouvelle politique de cohésion


Contact : r.briot@adcf.asso.fr


 

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